Frère Raymondien

Frère (né Auguste Schuller) Raymondien. Organiste, compositeur, pédagogue, essayiste (Brunstadt, banlieue de Mulhouse, Alsace, 6 octobre 1882 - Croix, nord de la France, 24 août 1947). Il fit ses études chez les Frères des Écoles chrétiennes de Belfort et entra dans cette communauté en 1895. Vers l'âge de 17 ans, il étudia l'orgue, le violon, la contrebasse et l'harmonie au Cons. de Paris. En 1908, quatre ans après son arrivée au Canada, il commença à composer des oeuvres religieuses et profanes : écriture qui sera de plus en plus marquée par la personnalité de l'auteur, grégorianiste accompli. On établit le nombre de ses oeuvres à près de 300 dont une vingtaine de messes. Pour l'orgue, il a écrit des variations sur des cantiques connus et un arrangement d'airs canadiens. Offertoires, motets, faux-bourdons, cantiques, accompagnements d'orgue, orchestrations de noëls complètent cette riche production. Parmi ses 80 pièces de musique profane, mentionnons cinq opérettes pour les collèges dont L'Ange du Canada, l'orchestration d'un chant inédit du ténor F.-X. Mercier, « France et Canada », et une grande pièce de concert pour harmonie sur trois airs canadiens traités en forme cyclique : Voix patriotiques. Cette oeuvre existe aussi en version pour orgue depuis 1934. À l'Académie commerciale de Québec (1921-28), il enseigna la littérature tout en étant dir. et chef de musique. Il fonda l'Harmonie de La Salle en 1926 et composa plus de 20 pièces pour ses 82 instrumentistes. Après un séjour en Belgique (1928-29), il revint au Québec, d'abord à Yamachiche (1929-31) puis à Sainte-Foy (1931-38). Essayiste et pédagogue, il fonda un cercle de conférences, le Fratello, axé sur l'étude de l'art et des artistes. Les Frères des Écoles chrétiennes ont publié en 1914 son Solfège-Manuel de chant grégorien. En 1938, il quitta le Canada pour s'établir à Dijon où l'occupation allemande ne l'empêcha pas de poursuivre son oeuvre musicale. Ses amis et parents du Canada ont élevé en 1950 un monument à sa mémoire dans le cimetière de Croix. Un fonds d'archives est conservé chez les Frères des Écoles chrétiennes à Sainte-Foy.