Traité de l'Oregon

Signé le 15 juin 1846 entre la Grande-Bretagne et les États-Unis, le Traité de l'Oregon, fixe la frontière entre l'Amérique du Nord britannique et les États-Unis, à l'ouest des Rocheuses. Compromis face au désir du gouvernements des États-Unis de pousser la frontière américaine de l'embouchure du fleuve Columbia vers le nord jusqu'à la frontière russe de l'Alaska à 54° 40´ de latitude nord, ce traité fixe la frontière au 49e parallèle jusqu'au milieu du détroit de Georgia, qui sépare l'île de Vancouver du continent, et de là par le milieu du chenal et du détroit de Juan de Fuca jusqu'à l'océan Pacifique. Le « milieu du chenal » aurait pu passer par le détroit de Rosario, plus à l'est, ou celui de Haro, où se trouvait l'île de San Juan, revendiquée à la fois par la Grande-Bretagne et les États-Unis qui y débarquent des troupes en 1859. La frontière divisant ce détroit est donc restée imprécise jusqu'au moment où on eut recours à l'arbitrage de l'empereur d'Allemagne, Wilhelm I, qui régla le litige en 1872 en faveur des États-Unis (le détroit de Haro).