Famille

Penny Oleksiak est la benjamine de l’ingénieure Alison Oleksiak et de l’écrivain Richard Oleksiak. Elle a un frère, Jamie, une sœur, Hayley, un demi-frère, Jake, et une demi-sœur, Claire.

Penny fait partie d’une famille de sportifs. Richard (qui mesure 6 pi 9 po, soit 2,06 m) a joué au football et au basketball et a fait partie de l’équipe d’athlétisme de Nichols School, à Buffalo, dans l’État de New York. Alison a été nageuse de haut calibre dans son pays natal, l’Écosse. Jake a joué au hockey dans la NCAA avec l’Université de Buffalo. Jamie a remporté en 2012 une médaille de bronze avec Équipe Canada lors du Championnat du monde de hockey junior à Edmonton et Calgary, pour ensuite entrer dans les rangs des Stars de Dallas de la Ligue nationale de hockey comme défenseur. Hayley, de son côté, a fait de la compétition d’aviron à l’Université Northeastern, à Boston.

Début de carrière en natation

Penny apprend à nager à l’âge de neuf ans dans la piscine d’un voisin et montre à ses parents qu’elle apprécie la natation, et ceux-ci l’encouragent à faire de la compétition. Elle essaie de se joindre au Club de natation de Toronto et à celui de Scarborough, mais elle est refusée dans les deux clubs parce qu’elle a de la difficulté à parcourir les deux longueurs requises.

Toutefois, elle persévère et réussit à se joindre au Club de natation Olympian de la piscine Midland de Scarborough, accessible aux débutants, où elle impressionne l’entraîneur Gary Nolden. « Elle a appris très rapidement », déclare-t-il à CBC News en 2016. Elle grandit également très rapidement. « Chaque fois qu’elle nage, elle est plus rapide que la dernière fois. Et chaque fois qu’elle arrive à la piscine, elle mesure un pouce de plus », rapporte l’entraîneur à la revue Maclean’s.

Penny est aussi une enfant très déterminée. À l’âge de dix ans, alors qu’elle dirige un exercice pour des nageurs plus âgés, elle glisse, tombe face première sur le bord de la piscine et se casse une dent. Le lendemain, elle se présente à son entraînement comme prévu.

Des records fracassés

À l’âge de 12 ans, Penny Oleksiak s’entraîne déjà avec le Club de natation de Toronto, sous la tutelle de l’entraîneur en chef Bill O’Toole. En 2013, elle établit un record au 100 m dos féminin des 11-12 ans avec un temps de 1:07,04.

La même année, la nageuse attire l’attention de Ben Titley, le nouvel entraîneur en chef du Centre de haute performance de Natation Canada de l’Ontario. (Avant d’obtenir ce poste, il fait partie de l’équipe d’entraîneurs de l’équipe olympique de la Grande-Bretagne pour trois Jeux olympiques consécutifs, de 2004 à 2012.) Il confie à la revue Maclean’s : « C’est à cause de sa taille, de la longueur de ses membres et de sa façon de se déplacer dans l’eau. »

Aux Championnats canadiens groupes d’âge de 2014 à Winnipeg, Penny Oleksiak domine la compétition et remporte 13 médailles, dont 8 d’or. L’année suivante, elle bat quatre records canadiens du groupe d’âge des 13-14 ans, soit celui du 50 m libre (25,72 secondes), celui du 100 m libre (55,28 secondes), celui du 100 m papillon (1:00,03) et celui du 200 m papillon (2:15,05). Elle établit aussi un record ontarien dans le même groupe d’âge pour le 200 m libre féminin (2:01,41).

L’athlète fait ses débuts à l’international avec l’équipe canadienne de natation au Championnat groupe d’âge d’Australie de 2015. Dans le groupe des 14 ans, elle remporte cinq médailles d’or, une d’argent et deux de bronze.

Même si elle ne réussit pas à se joindre à l’équipe canadienne pour les Jeux panaméricains de 2015 à Toronto, elle participe aux Championnats du monde juniors de natation de la FINA en 2015 à Singapour. Malgré une fracture du coude survenue un mois avant les championnats, elle réussit à remporter six médailles, dont une d’or au relais 4 x 100 m libre mixte.

Jeux olympiques de 2016

Âgée de 15 ans, Penny Oleksiak est la plus jeune nageuse canadienne à se qualifier pour les Jeux olympiques d’été de Rio 2016. La saison qui précède les Jeux est bonne pour la nageuse. Elle remporte l’or au 100 m libre féminin le 15 mai à la compétition Arena Pro Swim Series à Charlotte, en Caroline du Nord, et le 9 juin au Mare Nostrum de Canet-en-Roussillon, en France. Puisque les Jeux de Rio sont sa première grande compétition internationale, le public s’attend peu à la voir gagner des médailles. En général, les attentes envers l’équipe de natation canadienne sont peu élevées, et Sports Illustrated prédit que les nageurs canadiens ne ramèneront aucune médaille au pays.

Toutefois, l’équipe canadienne dépasse les attentes et décroche six médailles. Penny Oleksiak elle-même en remporte quatre (une d’or, une d’argent et deux de bronze) et s’inscrit dans l’histoire comme l’athlète canadienne ayant gagné le plus de médailles aux mêmes Jeux. Elle décroche l’or au 100 m libre avec un record olympique de 52,7 secondes (ex æquo avec l’Américaine Simone Manuel), et devient la première athlète née dans les années 2000 à remporter une médaille d’or. Elle reçoit aussi une médaille d’argent pour son 100 m papillon (où elle bat le record junior mondial avec un temps de 56,46 secondes) et une de bronze pour ses deux relais, le 4 x 100 m libre féminin (avec Michelle Williams de Toronto, Taylor Ruck de Kelowna, Sandrine Mainville de Boucherville et Chantal Van Landeghem de Winnipeg) et le 4 x 200 m libre féminin (avec Taylor Ruck, Katerine Savard de Québec et Brittany MacLean de Mississauga). En reconnaissance de sa performance fracassante, Penny Oleksiak est désignée pour porter le drapeau canadien à la cérémonie de clôture.

Un succès constant

En décembre 2016, Penny Oleksiak décroche quatre médailles aux Championnats du monde de natation en petit bassin à Windsor, en Ontario. (Dans une compétition en petit bassin, la longueur de la piscine est de 25 m au lieu de 50 m.) Elle remporte l’or au relais 4 x 50 m libre féminin et au 4 x 200 m libre féminin, l’argent au relais 4 x 100 m quatre nages féminin et le bronze au 100 m libre.

Bienfaisance

Penny Oleksiak est une ambassadrice pour le mouvement UNIS. En janvier 2017, elle aide à lancer UNIS Canada, destiné à aider les étudiants « à explorer les problèmes présents au Canada, à développer du leadership et à créer un plan d’action pour définir le futur du Canada et du monde entier ».

Prix et distinctions

  • Trophée Lou-Marsh (2016)
  • Prix Bobbie Rosenfeld (2016)
  • Prix de la nageuse de l’année, Natation Canada (2016)