L’Ontario devient l’un des membres fondateurs du Dominion du Canada le 1er juillet 1867, faisant son entrée dans la Confédération de pair avec le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et le Québec.

Province du Canada

Le Haut-Canada (l’Ontario) et le Bas-Canada (le Québec) s’unissent pour former la Province du Canada à la suite des rébellions qui divisent le territoire en 1837. Cette fusion découle surtout du rapport Durham; selon lord Durham, l’union des deux colonies permettrait à la fois d’améliorer le commerce et d’assurer la survie de la majorité anglophone.

Lord Durham décrit les deux colonies comme « deux nations en guerre au sein d’un même État ». Il recommande dans son rapport l’assimilation des Canadiens français, qu’il considère comme un « peuple sans histoire et sans littérature », sous l’égide d’un gouvernement à la législature unique.

La fusion s’effectue en 1841. La nouvelle province, formée du Canada-Ouest (l’Ontario) et du Canada-Est (le Québec), connaît sa part de déboires économiques. De nouvelles vagues d’immigrants britanniques sont incapables de s’approprier des terres agricoles au-delà du bouclier canadien, ralentissant par le fait même la croissance de la colonie.

Les émeutes de Montréal ont lieu en février et en mars 1849; la situation économique très précaire de la colonie et l’adoption de la Loi d’indemnisation pour le Bas-Canada poussent les citoyens en colère à manifester dans les rues. Ceux-ci lancent pierres et œufs pourris sur la voiture du gouverneur générallord Elgin. Cette nuit-là, le Parlement à Montréal est incendié par les citoyens.

Montréal n’est plus, dès ce moment, capitale de la province. La Confédération est vue comme un moyen d’apaiser les tensions entre Français et Anglais et de se tirer du même coup de l’impasse politique que représentent les relations entre le Canada-Est et le Canada-Ouest, rendant la colonie unifiée très difficile à gérer.

Négocier la Confédération

Un nouveau compromis voit le jour en 1864, alors que trois des quatre partis politiques de la province appuient la Confédération. Dans le Haut-Canada (l’Ontario), John A. Macdonald est à la tête du parti conservateur, alors que George Brown unifie les Clear Grits. Du côté du Bas-Canada (le Québec), le Parti rouge d’A.A. Dorion s’y oppose, contrairement aux conservateurs de George-Étienne Cartier. Les partisans de la Confédération sont d’avis que les Canadiens français récupéreront ainsi leur capitale provinciale et leur identité; en outre, les intérêts du Québec seraient protégés au sein de la Confédération par une présence française dans le Cabinet fédéral.

Puisque leurs voisins du Sud s’apprêtent à se lancer dans la sanglante guerre civile américaine, certaines têtes froides y trouvent aussi un moyen de vivre ensemble au Canada, dans la paix. Certains craignent que l’expansionnisme américain ne finisse par annexer certaines régions de l’Amérique du Nord britannique; la Confédération serait donc un moyen efficace de lutter contre une telle agression.

Sir John A. Macdonald, sir George-Étienne Cartier et d’autres membres d’une délégation canadienne participent à la Conférence de Charlottetown en 1864. Créée à l’origine pour discuter d’une union des provinces maritimes, la Conférence de Charlottetown se conclut par l’accord, entre les colonies canadiennes et maritimes, d’entrer dans la Confédération. Elle a lieu après une première conférence dans la ville de Québec, au cours de laquelle on décide des détails de la Confédération.

La Province du Canada est dissoute au début de l’année 1867, se scindant pour devenir les provinces de l’Ontario et du Québec; le Dominion du Canada les rassemble à nouveau, avec le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, en tant que provinces de la Confédération, le 1er juillet 1867.

Pères de la Confédération

Le titre de « Pères de la Confédération » désigne ceux qui participent à une ou à plusieurs des conférences de Charlottetown, Québec ou Londres. Du côté de l’Ontario, on compte George Brown, sir Alexander Campbell, James Cockburn, William Pearce Howland, sir John A. Macdonald et sir Oliver Mowat.