Linda Lundström

 Linda Lundström, créatrice de mode (Red Lake, Ont., 24 avril 1951). Linda Lundström étudie la création de mode au Sheridan College, à Oakville, en Ontario, et complète sa formation en Europe dans une maison de haute couture. En 1974, elle fonde la compagnie Linda Lundström ltée, à Toronto. Sous sa direction, son entreprise devient une compagnie multimillionnaire qui fournit des boutiques partout en Amérique du Nord, y compris trois boutiques appartenant à Linda Lundström ltée.

Lundström crée le fonds Kiishik visant à appuyer la défense des droits des membres des Premières Nations et à éradiquer les injustices auxquelles ils font face. Depuis 1995, les honoraires provenant des conférences données par Lundström sont directement versés à cette fondation et contribuent à promouvoir la culture des Premières Nations dans les classes et les communautés de la région de Red Lake, en Ontario.

En 2001, Lundström entreprend une restructuration importante pour contrer les effets de la hausse des coûts et, du même coup, conserver l'ensemble des opérations au Canada. Pour commencer, l'entreprise réduit l'espace occupé par son siège social de Toronto et ses entrepôts de production de 18 000 à 12 000 m2 et met à pied le tiers de son personnel. Ces changements drastiques permettent à l'entreprise d'augmenter la valeur de ses opérations annuelles à 10,5 millions de dollars.

Renommée pour LaParka, un produit qui rend hommage aux traditions canadiennes et qui se vend à plus de 150 000 d'unités, la collection de vêtements pour femme de Lundström comporte des coordonnés, des robes, des accessoires, des chaussures, des bas et des chaussettes, des vêtements de ski et d'après-ski, ainsi qu'un parfum griffé. Mais surtout, les produits Lundström sont créés et fabriqués au Canada, et distribués dans 450 magasins en Amérique du Nord. De plus, ils sont offerts dans des tailles très variées, soit de 2 à 24.

Au début de 2008, l'augmentation de la valeur du dollar canadien et la baisse des ventes aux États-Unis poussent Lundström à fermer ses magasins et ses usines et à vendre la griffe Linda Lundström à Eleventh Floor Apparel Inc., compagnie au sein de laquelle Lundström occupe plus tard les fonctions de directrice créative.

Elle reçoit plusieurs prix, notamment celui d'Employeur de l'année (1998), un doctorat honorifique en droit de l'Université Ryerson (1997), l'Ordre de l'Ontario (1995), le Lifetime Achievement Award/Canadian Woman of the Year de l'Université de Toronto (1994), le prix du premier ministre pour l'excellence des réalisations d'une diplômée en arts appliqués (1993), le prix Canada pour l'excellence en affaires (1991) et le Designer of the Year Award offert par la ville de Toronto (1987).

Lundström continue d'être active dans plusieurs organismes caritatifs : la Toronto Ontario's Designers Association (1980-1982), la Women Presidents Organization (2001-2008), Apparel Ontario et la Fédération canadienne du vêtement (1987-2008), la Leaside Business Association (1999-2008) et la City of Toronto Task Force on International Branding of Toronto. Elle est commanditaire du Fonds mondial pour la nature.

Après avoir effectué quinze mois de son contrat de deux ans avec Eleventh Floor Apparel, Lundström démissionne et n'a plus aucun lien créatif ou financier avec la griffe Lundström.

La créatrice de mode canadienne dirige maintenant Linda Lundström Works, une agence de conseil canadienne qui offre son savoir-faire aux jeunes créateurs pour leur permettre d'améliorer les performances de leur entreprise dans différents domaines : fabrication, développement de produit, approvisionnement en étoffes sur le marché international et stratégie d'entreprise. En plus de diriger sa nouvelle entreprise, Lundström continue d'enseigner au George Brown College et de donner des conférences sur l'entrepreneuriat à l'occasion d'événements marquants organisés par l'industrie canadienne de la mode.

En 2010, Lundström conçoit deux créations sur mesure à l'occasion du gala de bienfaisance Dare to Wear Love qui collecte des dons pour la Stephen Lewis Foundation pendant la semaine de la mode de Toronto. Elle continue d'assouvir sa passion pour le design en créant des pièces uniques, mais n'écarte pas la possibilité de faire un retour dans les milieux du prêt-à-porter et de la haute couture.