Lasnier, Rina

Rina Lasnier, poète (Saint-Grégoire d'Iberville, Qc, 6 août 1910 - 9 mai 1997). Elle fait ses études au Collège Marguerite-Bourgeoys et à l'U. de Montréal. En 1939, elle publie sa première oeuvre, Féerie indienne. Ce drame religieux est suivi de plusieurs autres : Le Jeu de la voyagère (1941), Les Fiançailles d'Anne de Noüe (1943) et Notre-Dame du Pain (1947). Lasnier s'intéresse essentiellement à la poésie et au renouvellement de ses formes et de ses thèmes. Après Images et proses (1941) et Madones canadiennes (1944), poèmes en prose accompagnés d'illustrations, elle publie Le Chant de la montée (1947), une méditation biblique sur les origines humaines de l'Incarnation.

La richesse et la complexité de son style poétique, parvenu à maturité, s'affirment dans Escales (1950). Elle séjourne en Europe (1953-1954), puis publie en 1956 Présence de l'absence, expression symbolique du chagrin et du déchirement intérieur. En 1960, Miroirs, recueil de textes autobiographiques en prose et Mémoire sans jours, où la création poétique est envisagée comme une recherche ardue des profondeurs abyssales, paraissent. De nombreux hommages lui sont rendus, dont le prix Duvernay (1957), le PRIX MOLSON (1971), le prix France-Canada (1973) et le prix David (1943 et 1974). Sa symbolique est aussi inscrite dans ses écrits des années 60 et 70 : Les Gisants (1963), une méditation sur la mort et l'éternité, L'arbre blanc (1966), une expression dramatique de la vocation poétique dans le Québec d'aujourd'hui, La salle des rêves (1971), une réaction modérée aux intuitions de la psychologie.

Ses poèmes sont regroupés sous le titre Poèmes I et II (1972), mais elle a publié de nombreuses oeuvres depuis : L'Invisible (1969), Le Rêve du quart jour (1973), Amour (1975), ainsi que le long poème en prose L'Échelle des anges (1975), Les Signes (1976), Matin d'oiseaux (1978), Paliers de paroles (1978), Entendre l'ombre (1981) et Voir la nuit (1981), Entendre l'ombre (1981), Chant perdu (1983), L'Ombre jetée (1987), Présence de l'absence (1992), dans lesquels elle poursuit sa quête de l'unité qui se cache derrière l'expérience sensorielle.