Jennifer Wootton Mascall

Jennifer Wootton Mascall, chorégraphe de danse moderne, artiste et professeure (Winnipeg, 11 déc. 1952). Jennifer Wootton Mascall obtient son diplôme en danse de l'Université York en 1974. Elle étudie par la suite avec de nombreux professeurs de danse moderne au Canada et aux États-Unis, parmi lesquels Twyla Tharp et Merce Cunningham. Jennifer Wootton Mascall se produit à New York avec la compagnie Douglas Dunn's Lazy Madge (1977-1978), participe au premier Canadian National Choregraphic Seminar (1978) et travaille comme danseuse et chorégraphe indépendante au Canada. En 1980, elle se joint à la troupe Paula Ross Dancers, à Vancouver, tout en continuant à danser en solo au Canada, en Europe et en Scandinavie.

En 1982, elle est cofondatrice de l'EDAM (Experimental Dance and Music), basée à Vancouver, et crée de nombreuses œuvres pour la troupe jusqu'en 1989, année où elle lance sa propre compagnie, Mascall Dance, dans le cadre du Festival international de nouvelle danse, à Montréal. À l'occasion du Festival Danse Canada de 1989, elle met sur pied un groupe d'improvisation interdisciplinaire, le Nijinsky Gibber Jazz Club, qui se produit de façon intermittente au Canada et à l'étranger. Ses chorégraphies remettent constamment en question les idées reçues sur la danse, présentent des mouvements qui vont du minimalisme à l'absurde et sont souvent d'une riche théâtralité. Elle remporte le prix canadien de chorégraphie Clifford E. Lee et le premier des prix Ann O'Connor décernés au Edinburgh Fringe Festival en 1981, le prix Jacqueline Lemieux du CONSEIL DES ARTS DU CANADA en 1982, un prix DORA Mavor Moore en 1983 ainsi qu'un prix JESSIE (Vancouver Theatre) en 1987.

Jennifer Wootton Mascall crée des chorégraphies pour des organisations aussi diverses que DANCEMAKERS, WINNIPEG'S CONTEMPORARY DANCERS, le Festival mondial d'Expo 86 et le Conseil œcuménique des Églises. Elle continue à stimuler l'imagination du public et des autres artistes de la danse en alliant intellect et vision, pensée et théâtre. Parmi ses importantes créations de la fin des années 1990 figurent The Lesson, dans laquelle Jennifer Wootton Mascall utilise la métaphore d'un cours de danse pour examiner ce qui se produit lorsqu'une danseuse est privée de la vue ou de l'ouïe (filmée en 1995 et diffusée par la suite partout au Canada), et The Brutal Telling (maintenant intitulé Traces of Emily Carr) produite en 1998. Inspirée de la vie d'Emily CARR, peintre et écrivaine de la Colombie-Britannique, cette œuvre cherche à traiter de la création par Emily Carr de sa propre image publique autant que de ses tableaux. La chorégraphie est accompagnée de dix nouvelles chansons commandées à la chanteuse et parolière de Vancouver Veda Hille. Après sa création, Traces of Emily Carr fait beaucoup de tournées au Canada et à l'étranger.

Depuis 2000, Jennifer Wootton Mascall continue à collaborer avec des artistes d'autres disciplines et à créer des œuvres expérimentales propres à chaque site. En 2002, elle crée Housewerk, qui présente de multiples prestations simultanément dans les pièces d'un manoir. Cette année-là, elle commence à présenter Homewerk, des spectacles en mouvement accompagnés de textes inspirés par des résidences dans les écoles primaires.

En 2009, Jennifer Wootton Mascall crée The White Spider dans le cadre de l'Olympiade culturelle de Vancouver. L'œuvre est inspirée du récit que l'alpiniste Heinrich Harrer fait de son ascension, en 1938, du versant nord de l'Eiger, en Suisse, et des vaines tentatives d'autres alpinistes depuis.

Jennifer Wootton Mascall est une professeure en demande et une praticienne certifiée de Body-Mind Centering™.