Jennifer Heil, skieuse de bosses et activiste communautaire (née le 11 avril 1983 à Edmonton, AB). Surnommée « Little Pepper », Jennifer Heil a été la première skieuse de bosses canadienne à gagner une médaille olympique. Elle a remporté l'or aux Jeux olympiques d'hiver de 2006 et l'argent aux Jeux olympiques d'hiver de 2010, tenus à Vancouver (Colombie‑Britannique). Il s'agit d'ailleurs des premières médailles remises aux Canadiens lors de ces compétitions. Heil a raflé quatre championnats mondiaux et dix championnats nationaux. Gagnante de cinq Coupes du monde en ski de bosses, elle a également obtenu la première position au classement général de la Coupe du monde féminine de 2007, dans la catégorie ski libre. Au cours de sa carrière, elle a accumulé 58 médailles lors d'épreuves de la Coupe du monde, dont 25 médailles d'or. En 2015, elle a été intronisée au Panthéon des sports canadiens.

Début de carrière

Jennifer Heil commence à skier à l'âge de deux ans. Plus tard, un magazine que lui a donné sa mère et qui contient des images des Jeux olympiques d'hiver de 1992 l'incite à se lancer dans le ski acrobatique d'élite. Elle commence les compétitions de ski de bosses à l'âge de 16 ans et gagne deux titres nationaux à Mont Gabriel (Québec), en 2000. À la saison suivante, elle remporte trois médailles en Coupe du monde, la première à Inawashiro, au Japon.

Bien que Jennifer Heil, alors âgée de 18 ans, soit la plus jeune skieuse canadienne aux Olympiques de 2002, elle se classe quatrième à l'épreuve de bosses, manquant ainsi la médaille de bronze d'un centième de point à ses premiers Jeux olympiques. Souffrant peu après d'une blessure, elle choisit de ne pas participer aux compétitions de la saison 2002-2003, et décide plutôt d'étudier à l'Université McGill. Elle reprend la compétition un an plus tard et gagne la Coupe du monde en 2003-2004 et en 2004-2005, devenant ainsi la première Canadienne à remporter deux titres consécutifs.

Médailles olympiques et titres mondiaux

Pour se préparer aux Jeux olympiques de 2006 à Turin, Jennifer Heil suit un programme d'entraînement dynamique et novateur axé sur le conditionnement, l'endurance mentale et la nutrition. Ce programme est surveillé notamment par des psychologues, par des thérapeutes et par des nutritionnistes du sport. Le jour de la course, Heil est la dernière skieuse à descendre la pente. Elle exécute une rotation de 360 degrés et un saut périlleux arrière, qui lui valent une note de 26,50 points. Elle se classe ainsi devant la Norvégienne Kari Traa, championne des Jeux olympiques de 2002, qu'elle devance de 0,85 point.

Jennifer Heil remporte quatre titres de la Coupe du monde en ski de bosses (2004, 2005, 2006 et 2007), la première position au classement général de la Coupe du monde (2007) et deux titres de Championnats du monde (2005 et 2007), qui la conduisent aux Jeux olympiques de 2010, à Vancouver. Bien qu'elle passe la plus grande partie de 2008 à soigner des blessures, sa saison de 2009 est couronnée de succès : aux Championnats du monde, elle décroche l'argent à l'épreuve de bosses en simple.

Lors des Jeux de 2010, Heil répète ce brillant exploit et gagne la médaille d'argent grâce à une note de 25,69 points. Cependant, la skieuse américaine Hannah Kearney la devance légèrement, et sa note de 26,63 points lui vaut la médaille d'or. Peu après les Olympiques, Heil remporte son cinquième titre à l'épreuve de bosses de la Coupe du monde. En 2011, elle obtient son troisième titre de championne du monde lors de l'épreuve de bosses en duo. Pour la première fois, on lui décerne également cet honneur lors de l'épreuve de bosses en simple. Elle se retire de la compétition la même année, puis reprend ses études à l’Université McGill, à Montréal.

Défense des intérêts et mentorat

Jennifer Heil appuie plusieurs organismes, dont Because I am a Girl et la Kids Kottage Foundation (Edmonton). Depuis 2006, elle dirige le Jenn Heil Girls Camp, camp de ski de bosses pour filles. La même année, elle a cofondé B2ten. Cet organisme de bienfaisance financé par le secteur privé se consacre à l'entraînement et au soutien des athlètes amateurs.