Janice Kulyk Keefer

Janice Kulyk Keefer, écrivaine, poétesse, critique (Toronto, Ont., 2 juin 1952). Née Janice Kulyk, Janice Kulyk Keefer est l'auteure de plus d'une douzaine de recueils de poésie, de prose et de critique littéraire et est en lice à deux reprises pour le PRIX LITTÉRAIRE DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL, pour Under Eastern Eyes (1987) dans la catégorie études et essais, une étude de la fiction canadienne dans les Maritimes, puis pour son roman The Green Library (1996), dans la catégorie fiction. En 1999, elle reçoit le prix Marian ENGEL décerné à une auteure canadienne en milieu de carrière.

Son intérêt pour la littérature et la puissance du langage et des métaphores mène Janice Kulyk Keefer à étudier la littérature anglaise et elle obtient un B.A. de l'UNIVERSITÉ DE TORONTO. Elle termine sa maîtrise et son doctorat à l'Université du Sussex. Elle devient professeure-adjointe au département d'anglais à l'UNIVERSITÉ SAINTE-ANNE à Pointe-de-l'Église, en Nouvelle-Écosse, puis boursière de recherche invitée à l'école d'anglais de l'Université du Sussex à Brighton. Finalement, elle est professeure d'anglais à l'école d'anglais et d'études dramatiques de l'UNIVERSITÉ DE GUELPH à Guelph, en Ontario.

Spécialiste de la littérature moderniste, Janice Kulyk Keefer écrit ses thèses sur Virginia Woolf et Joseph Conrad, et son roman de 2004, Thieves, offre un regard fictif sur la vie de Katherine Mansfield. Elle écrit aussi sur la littérature canadienne et publie deux livres universitaires sur le sujet : Under Eastern Eyes (1987) et Reading MavisGALLANT (1989).

Pendant la dernière décennie du 20e siècle, Janice Kulyk Keefer effectue une démarche critique et créatrice orientée vers son héritage UKRAINIEN au Canada, et elle publie des livres et articles qui traitent de l'ethnicité canado-ukrainienne. Son père est né à la campagne en Ontario de parents ukrainiens immigrés en 1914, et sa mère immigre au Canada, de l'ouest de l'Ukraine vers Toronto, en 1936. Ses publications qui explorent les thèmes ukrainiens et canado-ukrainiens (voirPUBLICATIONS DE LANGUE UKRAINIENNE) livrent, entre autres dans le roman The Green Library (1996), l'histoire d'une protagoniste qui découvre son héritage ukrainien. Suivent un récit familial, Honey and Ashes (1998); un livre constitué d'une réflexion inventive sur l'« ukraineté » au Canada, Dark Ghost in the Corner: Imagining Ukrainian-Canadian Identity (2005); une série de nouvelles interreliées qui fonctionnent comme un roman, The Ladies Lending Library (2007); Foreign Relations (2010), un livre de poésie produit en collaboration avec la peintre Natalka Husar, et un ouvrage qui accompagne le livre de peinture de celle-ci, Burden of Innocence. Janice Kulyk Keefer reçoit le prix littéraire Kobzar pour The Ladies Lending Library en 2008.

Dans ses œuvres traitant d'ethnicité, plus particulièrement d'ethnicité ukraino-canadienne, Janice Kulyk Keefer récuse les notions trop simplistes du MULTICULTURALISME et propose plutôt une sorte de transnationalisme connecté à l'histoire, à la culture et à la politique de l'Ukraine contemporaine. Autrement dit, elle suggère qu'être ukraino-canadienne implique pour elle de connaître quelque chose de l'Ukraine même, et pas seulement ses danses folkloriques ou ses mets traditionnels.

Janice Kulyk Keefer a déjà une carrière littéraire impressionnante derrière elle et elle continue à écrire de la poésie, de la prose et des articles universitaires.