Guerre de Crimée

Cette guerre, qui dure de 1854 à 1856, vient interrompre un demi-siècle de paix entre les grandes puissances de l'Europe. Ce conflit, issu d'une lutte d'influence entre la Grande-Bretagne, la France et la Russie au sujet de l'empire ottoman affaibli, se transforme rapidement en une longue guerre acharnée au Proche-Orient, dont la péninsule de la Crimée est le théâtre. Le Canada ne joue aucun rôle direct dans cette guerre, mais en subit certaines conséquences notables malgré la distance. Il perd en effet sa garnison de troupes britanniques pour les besoins de la force expéditionnaire de Crimée. Cette situation mène à l'établissement en 1855 d'une milice canadienne permanente, y compris à l'approvisionnement des troupes volontaires.

La popularité de cette initiative est telle qu'à la suite de l'enthousiasme suscité au Canada par le spectacle de la guerre de Crimée, le recrutement dépasse de loin la demande de miliciens et contribue à convaincre le gouvernement de l'inutilité du service militaire universel (conscription) pour défendre le pays. Si aucune unité canadienne ne prend part à la guerre de Crimée, certaines personnes s'engagent et montent au front. C'est ainsi que le lieutenant Alexander DUNN du 11th Hussars est devenu le premier Canadien à être décoré de la CROIX DE VICTORIA. Il a mérité cet honneur très convoité pour sa participation à la malheureuse charge de la brigade légère du 25 octobre 1854, à Balaklava, qui constitue sans aucun doute le combat le plus connu de cette guerre.