Galina Zoë Garnett, actrice, chanteuse, compositrice, écrivaine (née le 17 juillet 1949 à Auckland, en Nouvelle-Zélande). La polyvalente Gale Zoë Garnett est peut-être mieux connue pour sa chanson classique folk sortie en 1964, We’ll Sing in the Sunshine. Cette chanson à succès, numéro 1 dans les palmarès, est lauréate du prix Grammy. Elle est vendue à raison de plus de trois millions d'exemplaires, et elle est intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens en 2015. La carrière d’actrice de Gale Zoë Garnett est variée. Elle apparaît dans des films et à la télévision à partir du début des années 1960, et jusqu’aux années 2000 en jouant dans des séries télévisées et des films. Quant à la littérature, ses romans et ses essais lui procurent une bonne réputation comme écrivaine.

Éducation et début de carrière

Gale Zoë Garnett naît en Nouvelle-Zélande du père qui est employé d’une fête foraine. Elle déménage avec sa famille d’abord en Angleterre, ensuite au Canada à l’âge de 11 ans. Son père meurt quand elle a 12 ans. À 14 ans, elle s’enfuit à New York pour poursuivre une carrière d’actrice. Elle y fait ses études à la High School of Performing Arts, et elle apparaît dans des productions Broadway ou non-Broadway, comme Le Monde de Suzie Wong et L’Opéra de quat’sous.

Après avoir déménagé à Los Angeles au début des années 1960, Gale Zoë Garnett est invitée dans des émissions populaires de télévision, comme Bonanza et 77 Sunset Strip, mais aussi, elle joue une voix hors champ dans le film à succès La Panthèse rose (1963). C’est à cette époque qu’elle change son nom à consonance russe, « Galina », par un autre nom plus nord-américain, « Gale ». Elle ajoute « Zoë » que plusieurs années plus tard.

Carrière musicale

Gale Zoë Garnett fait une pause dans sa carrière d’actrice en 1963, car son engagement avec une boîte de nuit à New York lui permet d’obtenir un contrat avec une maison de disques RCA. Elle écrit et enregistre la chanson We’ll Sing in the Sunshine pour la maison de disques RCA Victor. Puis, le chanteur folk Hoyt Axton l’enregistre lui aussi en 1963. Mais c’est la version de Gale Zoë Garnett qui a du succès, grâce à son contralto doux qui véhicule bien l’esprit de blues vagabond de la chanson.

La chanson sort en disque en 1964 et devient rapidement un succès : no 1 dans Cashbox et dans le palmarès contemporain d’adultes de Billboard; no 4 dans le Hot 100 de Billboard; no 2 dans RPM et no 1 dans son pays natal, la Nouvelle-Zélande. La chanson devient très populaire et elle est acclamée par des critiques. Billboard l’appelle « une ballade populaire folk sincère, sentimentale et audacieuse ». Le RCA profite de son succès pour sortir son premier album, My Kind of Folk Songs (1964), après quoi Gale Zoë Garnett, mineure à cette époque, fait des tournées dans les plus grandes villes des États-Unis en donnant des concerts dans des boîtes de nuit et au cours des événements universitaires, en 1964 et en 1965. Elle se produit aussi dans des émissions de variétés à succès à la télévision, comme American Bandstand, Shindig! et The Red Skelton Show.

We’ll Sing in the Sunshine est vendue à raison de trois millions d’exemplaires. Cette chanson procure à Gale Zoë Garnett un disque d’or aux États-Unis, et le prix Grammy de 1965 pour le meilleur enregistrement folk, devançant Bob Dylan, Harry Belafonte et Peter, Paul et Mary. Elle est mise aussi en nomination pour le prix Grammy dans les catégories Meilleure performance vocale féminine etMeilleur accompagnement arrangement.

Après ce succès en 1965, Gale Zoë Garnett fait une tournée en Nouvelle-Zélande et écrit son autre chanson très connue, Lovin’ Place, sa deuxième et dernière chanson à succès. Ses autres albums solos sont Lovin’ Place (1965), The Many Faces of Gale Garnett (1965), Variety Is the Spice of Gale Garnett (1965), New Adventures (1966) et Gale Garnett Sings About Flying and Rainbows and Love and Other Groovy Things (1967). Plus tard, elle crée un groupe musical, Gentle Reign, et elle s’inspire par un son psychédélique en travaillant sur les albums An Audience with the King of Wands (1968) et Sausalito Heliport (1969), sortis par Columbia Records.

Carrière d’actrice

Vers les années 1970, elle est découragée par l’industrie musicale. Peu à peu, elle reprend sa carrière d’actrice avec des rôles dans des films et à la télévision au Canada et aux États-Unis. Elle apparaît dans la première production canadienne de la comédie musicale rock Hair. Puis, elle apparaît dans des productions au cours du Festival de Stratford et du Shaw Festival. Parmi ses autres rôles importants des années 1970, on trouve un rôle dans Ulysses in Nighttown (1974) sur Broadway et un rôle d’invitée dans Kojak (1975).

Gale Zoë Garnett prend aussi part dans des films et des productions télévisuelles canadiennes notables, comme King of Kensington (1978), Le Vagabond (1980), Tribute (1980), qui lui vaut une nomination au prix Génie du meilleur second rôle, Trente-deux films brefs sur Glenn Gould (1993), le mégasuccès cinématographique Mariage à la grecque (2002) et Flashpoint (2011). Ses autres réalisations à succès sont son spectacle solo Life After Latex et le spectacle couronné Gale Garnett and Company.

Carrière d’écrivaine

En poursuivant sa carrière d’actrice, Gale Zoë Garnett se lance dans l’écriture des livres et des comptes-rendus artistiques. Elle publie son premier roman, Visible Amazement, en 1999, qui est poursuivi par Transient Dancing (2003), Savage Adoration (2009) et la nouvelle Room Tone (2007). Son premier recueil de poèmes, Pomegranate Moments, paraît en 2015.

Adhésion associative et activisme

Gale Zoë Garnett est chaire du comité des affaires internationales de la Writers’ Union of Canada de 2007 à 2013. Elle est membre du conseil d’administration de l’ACTRA, de la PEN et de la Modern Times Stage Company, de Toronto. Elle organise aussi des dons de livres canadiens pour des orphelins ougandais.

Héritage

We’ll Sing in the Sunshine, la chanson à succès de Gale Zoë Garnett, reste toujours l’une des chansons préférées de la musique folk des années 1960. Elle est aussi l’un des premiers exemples du prix Grammy et du disque d’or obtenus par un Canadien. C’est un exploit très louable pour l’époque, alors que les musiciens populaires du Canada ne sont pas encore reconnus dans l’industrie musicale des États-Unis. Cette chanson est interprétée par plusieurs artistes, dont Dean Martin, Wayne Newton, Dolly Parton et Sonny & Cher. Elle est intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens en 2015.

Prix

Meilleur enregistrement folk (We’ll Sing in the Sunshine), prix Grammy (1965)

Excellence en prestation solo (Gale Garnett and Company), The Villager Awards (1984)

Intronisée (We’ll Sing in the Sunshine), Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens (2015)