Clark, Terri

Terri (Terri Lynn Sauson) Clark. Auteure-compositrice-interprète, guitariste (Montréal, 4 août 1968). Les grands-parents maternels de Terri Clark, les chanteurs de Montréal Ray et Betty Gauthier sont bien connus du monde canadien de la musique country. La mère de Clark, Linda, est chanteuse de folk. En 1976, avec sa mère et sa sœur, Terri Clark s'installe d'abord à Calgary, puis à Medicine Hat. À neuf ans, elle commence à apprendre la guitare avec sa mère. Plus tard, elle approfondit toute seule ses connaissances. Inspirée par la musique de The Judds et de Reba McEntire, elle commence à écrire des chansons à 12 ans. En 1986, elle termine son secondaire et s'installe d'abord à Toronto puis, rapidement, à Nashville.

T. Clark décroche son premier engagement à Nashville au Tootsie's Orchid Lounge. Lorsqu'elle recherche un contrat d'enregistrement, elle découvre que les maisons de disques ne raffolent pas des artistes féminines et qu'elles ne sont pas très chaudes à l'idée d'engager des musiciens country canadiens. Terri Clark se souvient s'être fait répondre : « Nous sommes désolés mais nous avons assez de femmes pour l'année » (Country, nov./déc. 1996). Elle reconnaît au succès phénoménal de Shania Twain le mérite d'avoir renversé cet état de fait. Durant sept ans, elle est vendeuse de vêtements de cowboys et serveuse à temps partiel. En 1989, sous les conseils du gérant de Nashville, Woody Bowles (The Judds), elle s'inscrit à des cours de chant et de composition. Deux ans plus tard, elle obtient un contrat de composition et d'édition avec Sony Tree. En 1994, Mercury Records lui offre un contrat d'enregistrement.

Style musical et enregistrements

La composition et l'interprétation de Terri Clark témoigne de l'habileté de la musique country à raconter des histoires vraies de manière honnête. Ses fans la connaissent surtout pour ses chansons joyeuses à propos du contrôle de sa destinée. Dans ses succès, comme « Better Things to Do » et « A Little Gasoline », elle parle du survivant qui refuse d'être victime de quelque expérience que ce soit. Alors que la plupart des artistes de musique country s'inspirent généralement de la musique populaire, la musique de Terri Clark reste enracinée dans la tradition country. Son premier enregistrement, Terri Clark (1995,314-526991-2 Mercury), est trois fois disque platine au Canada et disque platine aux États-Unis. Les singles « Better Things to Do », « When Boy Meets Girl » et « If I Were You » figurent tous parmi les dix premiers.

Son album platine suivant, Just the Same (1996, 314-532 879-2 Mercury), contient plus de succès, dont une nouvelle version de « Poor, Poor Pitiful Me » et « Emotional Girl », de Warren Zevon. How I Feel (1998,314558211-4 Mercury) présente sa première chanson no 1, « You're Easy on the Eyes ».

Son album suivant, Fearless (2000, 088 170 157-2), que Clark appelle son « chef d'œuvre », offre des chansons plus introspectives ainsi qu'un son plus influencé par le folk et le bluegrass et ne vise pas la radio commerciale, même s'il devient disque d'or au Canada. Pour renouer avec le succès commercial passé, dans l'album suivant, Pain To Kill (2003,088 170325-2 Mercury), elle mélange son style joyeux d'origine et sa nouvelle approche introspective. Les premiers singles, « I Just Want to be Mad » et « I Wanna Do It All » sont tous les deux des grands succès. Son enregistrement suivant, Greatest Hits 1994-2004 (2004, BOOO190602 Mercury/Universal), est plusieurs fois disque platine et comprend le succès de musique country no 1 au Billboard « Girls Lie Too ».

Depuis 1997, Terri Clark fait de vastes tournées en Amérique du Nord. Elle est la vedette de son spectacle et partage la scène avec d'importants artistes de musique country tels que Reba McEntire et Brad Paisley. En 2005, Clark effectue une tournée en Australie.

Récompenses

En 1995, le magasine Billboard la qualifie de meilleure nouvelle artiste féminine de musique country. Terri Clark remporte, en 1997, le prix Juno de la nouvelle chanteuse de l'année et, en 2001, celui de la meilleure chanteuse country de l'année. Durant quatre années consécutives (2001-2004), elle remporte le Fans' Choice of the Year Award de l'Association de la musique country canadienne.

Le 12 juin 2004, Terri Clark devient la première femme canadienne intronisée au Grand Old Opry. En 2004, en reconnaissance de son travail pour promouvoir la musique country, elle est récompensée du prestigieux prix Connie B. Gay de l'Association de la musique country.

Bibliographie

Bird, Heather, « Clark able », Country, nov./déc. 1996.

Dickie, Mary, « This cowgirl rides high », Maclean's, 13 janv. 1997.

Considine, J.D., « Move on over, Shania », Globe and Mail, 8 sept. 2003.

Clark, Terri, Phases & Stages: The Terri Clark Journals (Toronto 2003).

Delaney, Larry, « Terri Clark... the first ten years!! »Country Music News, sept. 2004.