Shirley Carr, OC, O Ont, dirigeante syndicale (née à Niagara Falls, Ontario; décédée le 24 juin 2010 à Niagara Falls). En 1960, Shirley Carr devient syndicaliste et occupe plusieurs fonctions à l'exécutif de la section locale 133 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). En 1970, elle joue un rôle clé dans la formation d'une section locale du SCFP représentant les employés de la Municipalité régionale de Niagara. Elle en sera la présidente jusqu'en 1974. À partir de 1967, elle est très active à titre de représentante de la division de l'Ontario du SCFP, puis elle est élue, à l'échelon national, vice-présidente régionale et vice-présidente générale du syndicat. Elle accède au poste de vice-présidente exécutive du Congrès du Travail du Canada (CTC) en 1974 et remplace, le 1er mai 1986, Dennis McDermott à la présidence. Elle y est d'ailleurs élue à l'unanimité. Shirley Carr est la première femme et la première candidate venant de la fonction publique à remplir cette fonction.

L'ascension de Shirley Carr à ce poste reflète l'accroissement du nombre de membres et de l'influence de ces deux composantes (CTC et SCFP) du mouvement ouvrier, qui s'adapte à une économie en pleine évolution, où le secteur public et celui des services sont en croissance. Comme présidente du CTC, elle forge des alliances avec des groupes communautaires, ce qui traduit une nouvelle approche pour cet organisme. Sous sa direction, le CTC resserre ses liens avec le Nouveau Parti démocratique qui gagne des votes dans le milieu des travailleurs. Sur la scène internationale, comme membre de l'organe directeur de l'Organisation internationale du travail (OIT) de 1980 à 1985, rôle qu'elle reprend en 1991, elle s'oppose à l'apartheid et lutte pour la justice sociale et la reconnaissance des droits de la personne partout où ils sont bafoués. Carr s'acquitte de deux mandats à la présidence du CTC jusqu'à ce qu'elle cède sa place en 1992.

Officier de l'Ordre du Canada (1980)
Ordre de l’Ontario (1995)